Pour maîtriser la supervision et la gestion globale des machines virtuelles, les ITOps ont besoin de faire des choix qui répondent à leurs besoins. Notre suite logicielle Centreon EMS fournit, en toute simplicité, vues unifiées et interopérabilité, tandis que notre version open source vous laisse aux commandes pour développer des moyens robustes de supervision des infrastructures et des performances réseau, le sujet abordé par cet article.

Aujourd’hui, nous accueillons Héctor Herrero, passionné d’open source, blogueur sur Bujarra.com et gérant d’Open Services IT, une société de conseil qui propose des services informatiques spécialisés dans la jolie ville de Bilbao, en Espagne. Dans cet article, Héctor fournit des informations de haut niveau sur la supervision des machines virtuelles. Vous recherchez un tutoriel détaillé pour superviser vSphere avec Centreon ? Trouvez le ici.

Interview d’Héctor Herrero concernant les machines virtuelles

Les machines virtuelles existent depuis une bonne dizaine d’années. Quel type d’entreprises peut tirer le meilleur parti de la virtualisation ?

Quel que soit le type d’entreprise et quelle que soit sa taille, de la plus petite à la plus grande, quiconque travaille avec un ordinateur peut tirer parti de la virtualisation. C’est un excellent outil d’optimisation des ressources informatiques : serveurs, atténuation des risques de perte de données, réduction des coûts matériels et d’énergie, etc. En résumé, la virtualisation offre aux entreprises en croissance une certaine élasticité pour la construction de l’infrastructure dont elles ont besoin, au moment voulu.

Quel est l’enjeu le plus courant dans la supervision d’une infrastructure virtuelle ?

Je dirais que c’est un problème de visibilité. La visibilité que vous obtenez dépend de la solution de virtualisation que vous utilisez. Si vous comptez sur des solutions commerciales, la supervision peut généralement se limiter à ce que le fournisseur de cette solution vous permet de voir. La plupart de ces solutions spécifiques à un produit sont statiques et plutôt rigides, car le fournisseur offre probablement une supervision informatique plus sophistiquée avec un autre produit, que vous devez acheter séparément.

En général, la solution de supervision fournie avec votre solution de virtualisation sera limitée aux actifs virtuels alors qu’en réalité, vous devez également superviser le reste de l’environnement informatique : actifs physiques, services, applications, etc. En tant que consultant en informatique, je vois souvent le besoin de centraliser la supervision informatique, de l’intégrer à un fournisseur de solution intégrée ou de disposer d’une vision globale qui ne soit pas reliée à un domaine IT en particulier. Qui dirait non à un outil unique pour vérifier l’état et le trafic des routeurs, des switchs ou des pare-feu, ainsi que pour superviser les sauvegardes de l’entreprise, les certificats, l’expiration du domaine, les problèmes liés à Active Directory…? C’est une des bonnes raisons pour lesquelles je recommande d’utiliser Centreon. Cela facilite la consolidation des vues sur l’ensemble de l’environnement informatique pour permettre une supervision globale.

Vous avez rédigé un guide complet de 60 pages sur la supervision de vSphere avec Centreon. Pourquoi avez-vous choisi vSphere en particulier ?

Bonne question. VMware vSphere est l’une des solutions les plus utilisées dans les data center du monde entier. C’est facile à utiliser, très évolutif et robuste. La supervision de votre cluster VMware est une excellente première étape pour acquérir des connaissances sur ce qui se passe dans votre environnement virtuel, afin d’optimiser les ressources et de vérifier leur disponibilité.

Ce choix a également une dimension humaine. Le projet a commencé comme une initiative caritative que j’ai entreprise avec 13 blogueurs de LATAM, experts de VMware. Nous avons fini par publier un ebook de 1 000 pages sur vSphere, en espagnol, téléchargeable gratuitement. Le plus merveilleux est que nous avons engagé des sponsors de l’industrie, dont Centreon, et que grâce à leur soutien, nous avons pu collecter plus de 27 000 €, qui ont été entièrement reversés à deux ONG.

Quels sont les points à prendre en compte lors de l’intégration de la supervision vSphere au reste de la supervision de l’infrastructure ?

Eh bien, vous devez veiller à installer toutes les dépendances requises par le plugin et à choisir le kit de développement Perl VMware approprié. Si vous suivez les étapes (dans ce guide par exemple), vous ne devriez pas rencontrer de  problème.

Le vrai défi serait de savoir ce que vous cherchez à superviser pour ne pas vous perdre dans toutes les options. Vous pouvez aller aussi loin que vous le souhaitez, en supervisant des indicateurs virtuels spécifiques, tels que le délai de réponse du processeur, les différentes mémoires telles que l’incrustation ou la permutation, les IOPS, les latences… Et bien sûr, vous devez vous rappeler de superviser l’ensemble de l’environnement, y compris les hôtes, le réseau SAN, les périphériques, etc.

La meilleure pratique consiste à connaître tous les points critiques de votre infrastructure, avec l’objectif de les contrôler parfaitement, en saisissant toutes les opportunités pour éliminer les tâches manuelles pouvant être accomplies automatiquement via la console de supervision.

Quels sont les avantages à utiliser Centreon pour superviser vSphere ?

Centreon diffère des autres solutions. Elle apporte l’élasticité et l’interopérabilité indispensables grâce à toute une gamme d’applications tierces, et la solution est soutenue par une grande communauté internationale. Et il ne s’agit pas seulement d’assurer la supervision, mais également de créer et de partager des rapports fantastiques.

Par exemple, une bonne idée consiste à avoir un grand écran de télévision dans votre service informatique, affichant différentes vues telles que les statuts en temps réel, les dashboards, l’état du trafic ou du réseau… ou tout type de graphique pouvant vous aider à comprendre votre environnement informatique et à localiser rapidement les problèmes. Rendre la supervision plus visuelle, c’est la rendre plus tangible pour le reste de vos collègues, ceux des équipes métiers : ils ont enfin un moyen de comprendre ce que vous faites et la valeur que vous pouvez leur apporter.

En fin de compte, vous pouvez faire évoluer les informations que vous obtenez de l’infrastructure au niveau de l’entreprise, par exemple en veillant au respect des SLA de chaque serveur ou de la fonction qu’ils remplissent, ou encore en établissant une relation entre l’infrastructure supervisée et les activités de l’entreprise.

Vous pouvez directement lancer des mesures d’auto-correction pour résoudre les dysfonctionnements dès le début. Tout cela est réalisable lors de l’intégration de Centreon avec des solutions telles que NagVis, Grafana ou du module Centreon BAM, et de l’intégration de solutions de gestion d’événements.

Qui devrait lire votre ebook sur la supervision de vSphere avec Centreon ?

Tout administrateur informatique qui voudrait un aperçu rapide et apprendre. Ce n’est rien de compliqué. Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un esprit ouvert pour saisir quelques principes de base sur lesquels vous pouvez ensuite vous baser pour progresser à votre guise et à votre rythme. Le but du jeu consiste à comprendre votre environnement informatique, à élargir votre périmètre de supervision et à être, en général, plus habilité à gérer tout cela.

L’ebook “Monitoring vSphere with Centreon” vous fournit toutes les étapes nécessaires pour superviser votre machine virtuelle et le reste de votre infrastructure, tout en vous amusant, comme des centaines de milliers de professionnels ITOM du monde entier utilisant Centreon. Téléchargez mon ebook ici.

A bientôt !

Vous voulez plus de conseils d’Héctor, notre blogueur invité ? Allez voir son blog.

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