Supervision : et si on changeait nos vieilles habitudes ?

Si, comme dans la plupart des organisations, votre infrastructure IT a évolué vers une architecture incluant cloud, conteneurs, micro-services…, le moment est peut-être venu de moderniser aussi vos pratiques de supervision informatique. Selon les analystes, les pratiques de supervision n’évoluent pas aussi vite que les activités qu’elles supportent. 

Aujourd’hui, le modèle économique numérique implique une amélioration constante des performances et de l’expérience clients. Côté informatique, cela se traduit par un environnement complexifié, et en perpétuelle évolution.  Si les pratiques de supervision n’évoluent pas à la même vitesse que l’infrastructure, vous êtes probablement coincés dans une vision de plus en plus fragmentée ou incomplète de votre IT – ce qui est contradictoire avec votre mission, et pour tout dire contre-productif. La visibilité n’est pas le seul problème : il y a aussi la question de la pertinence de vos indicateurs de supervision dans le contexte de l’entreprise numérique.

Dans l’étude Monitoring Beyond 2020”, Gartner affirme que « la numérisation par le cloud uniquement focalisée sur la disponibilité est la recette d’un désastre assuré. » 

Comment savoir si votre supervision informatique souffre de la limite des vieilles habitudes ? 

Cet article passe en revue certaines des pratiques les plus courantes en matière de supervision informatique. Il vous aide à établir un diagnostic rapide de l’état de vos pratiques de supervision de vos infrastructures informatiques et de leur impact potentiel pour l’ensemble de votre organisation. Voyez cela comme une bonne excuse pour engager la discussion au sujet de la modernisation de la supervision au sein de votre équipe.

Les 7 signes de la supervision pratiquée à l’ancienne

  1. Focalisé sur l’équipement technique.
  2. Des tableaux de bord principalement orientés disponibilité (stockage, réseau….).
  3. Les métriques non agrégées en KPI de haut niveau.
  4. Mesure des performances IT centrées sur les temps de fonctionnement.
  5. Indicateurs de supervision disponibles après la mise en production.
  6. Les rapports sur le fonctionnement technique du SI.
  7. Pas de visibilité de bout en bout des principales opérations (processus) métiers

Ces symptômes masquent des opportunités manquées

Votre expérience de supervision informatique est-elle marquée par certains de ces symptômes ? Ce sont de bons indices que votre organisation pratique la supervision “à l’ancienne”, mais aussi que vous êtes à la veille d’opportunités nouvelles et passionnantes. Avec un peu de planification (et quelques crayons ou feutres) et le support d’experts, vous pourriez déployer les pratiques ITOM qui changeront votre organisation à jamais, en lui procurant une visibilité sans précédent sur les potentiel du SI et une vraie contribution à l’évolution constante vers l’ère du numérique. 

Le statu quo est-il encore possible ? 

Les inconvénients de la supervision à l’ancienne font du statu quo une mauvaise option. Pourquoi ? Parce que le business à l’ère du numérique lui-même n’est pas statique. Dans cet environnement, l’entreprise qui ne se développe pas disparaît. Les vieilles pratiques même minimes peuvent avoir des effets surprenants sur votre équipe et l’organisation entière. Quelques inconvénients prévisibles :

  • L’étroitesse des temps de disponibilité. La priorité accordée au temps de disponibilité s’accompagne de nombreux angles morts lorsqu’il s’agit de rendre compte de la qualité des SI ou des performances métiers, qui sont essentiels pour soutenir les activités de l’entreprise.
  • Vision ressources paralytique. Le suivi des ressources (stockage et réseau) consomme finalement beaucoup d’énergie et d’espace de données pour un faible retour sur investissement, au-delà de la phase de maintenance de base. Ces métriques ne permettent guère d’intégrer ou d’optimiser en continu les opérations informatiques.
  • L’atrophie de la pertinence. Avant, la supervision se concentrait généralement sur les matériels physiques, mais leur part dans le SI passera de 80% en 2019 à 30% en 2025 (Gartner, novembre 2019). Dans ces conditions, continuer de superviser à l’ancienne risque de signifier très bientôt qu’on ne supervise plus grand chose. Comme les futurs SI seront beaucoup plus fragmentés que prévu, il est clairement utile de moderniser les pratiques de supervision informatique.

  • Retard de croissance et d’innovation. Refuser de faire évoluer les pratiques supervision limitera inévitablement la capacité des organisations à contribuer aux expériences numériques qui créent des utilisateurs et des clients engagés. Ce qui limitera la capacité de l’organisation à mettre en œuvre avec succès des initiatives innovantes.  

« Le risque réel de maintenir des pratiques de supervision à l’ancienne n’est pas une panne informatique ou un taux d’incidents plus élevé. C’est de créer des utilisateurs et des clients insatisfaits, ce qui a un impact direct sur les résultats financiers de l’entreprise – et sur nos salaires. »

Assistons-nous à l’agonie de la supervision informatique ?

Pas du tout. Nous assistons à sa renaissance. Ce qui meurt, c’est la supervision à l’ancienne, uniquement centrée technique. L’époque où l’on se contentait de confirmer que le système informatique fonctionnait comme prévu est tout aussi révolue que celle des architectures informatiques monolithiques. A mesure que les entreprises que nous supportons deviennent des entités numériques, notre champ d’action en matière de supervision prend une nouvelle tournure : nous sommes devenus des moteurs d’excellence opérationnelle, source de compétitivité et de croissance. 

Êtes-vous plus proche de la supervision à l’ancienne ou vous dirigez-vous vers le Smart Monitoring ? Contactez-nous pour savoir comment nous pouvons vous aider à transformer votre organisation I&O en moteur de l’excellence opérationnelle.

 Voir des exemples de transformations réussies. 

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