La Métropole de Bordeaux fédère les pratiques et les énergies de la DSI autour de la solution de supervision IT Centreon EMS.

La Direction Générale du Numérique et des Systèmes d’Information (DGNSI) de Bordeaux Métropole propose un bouquet de services aux communes membres. Grâce à Centreon EMS, la DGNSI a déployé rapidement et à moindre coût une solution centralisée de monitoring IT sur l’ensemble de ses datacenters. Centreon EMS a permis aux équipes de gagner en visibilité, de mieux anticiper les incidents, de garantir l’évolution et la qualité des services qu’elle propose et surtout de fédérer les énergies des équipes IT autour d’un outil commun.

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Le projet en quelques mots :

Les enjeux :

  • Centraliser la supervision IT sur un périmètre hétérogène et distribué
  • Faire évoluer le périmètre au rythme de l’adhésion des communes aux services mutualisés
  • Disposer d’une solution ouverte et prête à l’emploi
  • Gagner en visibilité sur les applications métiers

La solution :

  • Centreon EMS.

Les principaux bénéfices :

  • Une vision globale et centralisée
  • Des coûts de RUN réduits grâce à un déploiement ultra rapide
  • Une réelle visibilité budgétaire en cas d’extension du périmètre
  • Un outil fédérateur grâce à des pratiques IT communes
  • Une meilleure communication entre les équipes
  • Une aide à la décision renforcée grâce au reporting et à la cartographie technique et métier

Bordeaux Métropole : un établissement public au service de 750 000 habitants et 28 communes

Bordeaux Métropole est un établissement public de coopération intercommunal qui regroupe 750 000 habitants et 28 communes. En 2014, la loi MAPTAM (Modernisation de l’Action Publique Territoriale et de l’Affirmation des Métropoles) a instauré un nouveau statut pour les métropoles françaises afin de permettre aux agglomérations de plus de 400 000 habitants d’exercer pleinement leur rôle dans les domaines du développement économique, de l’innovation, de la transition énergétique et de la politique de la ville. Créée en janvier 2015, Bordeaux Métropole met en œuvre, depuis  lors, une vaste démarche de métropolisation pour développer ses domaines de compétences – urbanisme, habitat, développement économique, environnement et transports – et faire évoluer son organisation, en complémentarité avec les communes.

Une approche innovante : un véritable centre de services à destination de la métropole et des communes pour gagner en réactivité et en agilité

« Dans ce cadre, Bordeaux Métropole a développé un schéma de mutualisation afin de gagner en efficacité et optimiser sa gestion budgétaire », explique Frédéric Gerard, responsable du Centre Supervision et Industrialisation. « La création de la Direction Générale du Numérique et des Systèmes d’Informations s’inscrit dans cette dynamique soutenue par l’État, avec comme objectifs, d’être un acteur du développement métropolitain et de proposer un bouquet de services aux communes pour leurs solutions numériques en matière de services collaboratifs (messageries) et d’applications (état civil, SIRH, gestion financière, etc.). »

La DGNSI et ses 250 collaborateurs opèrent le système d’information de Bordeaux Métropole et accompagnent les communes, qui, à leur rythme, intègrent l’offre mutualisée d’outils et de services mise à leur disposition. Elle a opté pour une approche agile et innovante et un véritable portefeuille de services IT à destination des communes. « Cette approche a pour objectif de libérer les communes de la gestion quotidienne des infrastructures et des applications », précise Frédéric Gerard. « Nous leur proposons selon les cas des plans de transfert, de consolidation, de convergence des applications mais aussi de mettre en place un plan de continuité d’activité, des services de sauvegarde et de restauration des données. »

« Le portefeuille de services IT mutualisé a vocation à développer l’agilité, la réactivité, la qualité et la pérennité des SI des communes de la Métropole. »

Une supervision centralisée pour piloter des sites dispersés et libérer les énergies de la DGNSI

A sa création, la DGNSI doit intégrer et gérer un périmètre IT très large et anticiper l’intégration progressive des communes. Elle compte autant d’outils que de communes et la question du choix d’une solution de supervision pertinente et adaptée va rapidement se poser. A terme, ce ne sont pas moins de 500 applications qui devront être supervisées, ainsi que 10 000 services et 1 000 hosts.

Une solution adaptable et centralisée est privilégiée afin de garantir la réactivité imposée par le contexte et libérer l’énergie des équipes de la DGNSI en partageant pratiques et outils communs.

Le choix va rapidement se porter sur une solution open source puis sur Centreon EMS. La solution de l’éditeur français répond aux exigences techniques et budgétaires de la Métropole, et après un PoC convaincant réalisé au deuxième semestre 2016, la bascule en production est effectuée début 2017. « Bien que nous partions d’une page vierge, nous avions de nombreuses contraintes » se souvient Frédéric. « Nous avons défini des critères très précis pour notre future solution. Nous recherchions un outil de supervision IT fédérateur, capable de nous fournir une visibilité globale et centralisée, de gérer la dispersion des sites et de piloter une grande variété des matériels et des technologies. Le tout dans le respect de nos contraintes budgétaires ! »

Au-delà des briques techniques classiques d’un SI, Centreon EMS s’interface également avec des outils de sauvegarde et des équipements spécifiques des datacenters dont les données sont toutes remontées automatiquement dans la solution de supervision.

« Polyvalence, champ d’application très large, métrologie, cartographie technique et Métiers, visibilité sur les services applicatifs, ouverture, BI et tableaux de bord pour tous … Centreon a su répondre parfaitement à toutes nos exigences ! »

Déploiement : une mise en production ultra rapide, une charge de RUN très faible

Centreon EMS a été rapidement déployée grâce à son approche prête à l’emploi et ses Plugin Packs qui réduisent significativement les charges liées au RUN. « Notre équipe compte 6 personnes et nous gérons également l’automatisation des tâches et la sauvegarde. L’approche packagée nous a ainsi permis de réduire les temps et les coûts de déploiement, avec un réel support de la part de l’éditeur, et avec les ressources humaines existantes, » précise Frédéric. « Nous avons particulièrement apprécié la possibilité du recours au NAT (Network Address Translation ou Translation d’Adresses Réseau) qui permet d’interconnecter et faire cohabiter des réseaux utilisant de mêmes plans d’adressage. C’est un atout du produit qui facilite les phases de transition. »

« Avec Centreon EMS, pas besoin de réinventer la poudre et pas de développement maison non plus ! Son approche packagée permet de standardiser notre supervision afin de nous concentrer sur le déploiement et faciliter les montées de version. » 

La 1ère étape a consisté à mettre en place la solution, à modéliser les services métiers et à construire les tableaux de bord qui avaient le plus de sens, le tout dans une logique de modèle commun comme l’explique Frédéric : « Nous avons défini un core model et avons standardisé au maximum. Chaque demande doit entrer dans ce modèle ou, si nécessaire, le faire évoluer.  L’outil supervise des applications communes (supports, spécifiques et métiers), les réseaux et le matériel. Il est exploité par les administrateurs de l’équipe Supervision, les soixante collaborateurs de la Direction Infrastructures et Production, les Études qui disposent de vues métiers sur un produit donné et le management qui exploite les tableaux de bord. »

BI et cartographie : des décisions sur des faits plutôt qu’un ressenti

Les modules Centreon MAP et Centreon BAM sont utilisés pour réaliser de la cartographie technique et métier, et Centreon MBI pour construire des indicateurs de disponibilité des briques applicatives. Cartographier les applications métier – en s’appuyant sur des abstractions et des coefficients d’impact d’événements – permet de développer une approche très orientée service. Cette représentation traduit l’état de santé du SI du point de vue des utilisateurs, quand la cartographie technique adresse les composants unitairement. Ces deux représentations sont aussi complémentaires qu’indispensables.

Le management et la Direction Générale bénéficient également de la puissance de Centreon EMS au travers de reporting, effectué à leur demande. « Lors des comités, ils peuvent ainsi travailler sur des données factuelles plutôt que sur un ressenti », se félicite Frédéric.

« Nous exploitons à 100% les outils et les capacités d’interfaçage de Centreon EMS. Nous avons ainsi gagné en visibilité et en efficacité. Nous disposons d’une aide précieuse pour diagnostiquer et anticiper les dégradations. En centralisant et en mutualisant la supervision, nous avons allégé le travail des équipes IT qui se recentrent sur des tâches à valeur ajoutée. »

Un outil fédérateur, une responsabilisation de toute la chaîne IT

 « Nous avons également beaucoup travaillé sur la conduite du projet, qui est à mes yeux aussi importante que le résultat lui-même » précise Frédéric. « Nous avons fait évoluer les pratiques en nous positionnant comme des fournisseurs de services de supervision auprès des équipes de la DGNSI. » Précédemment, chaque équipe disposait souvent de son propre outil de supervision. La communication et la responsabilité étaient dispersées.  A présent, la DGNSI s’est dotée d’un outil et d’un langage communs qui permettent à la fois de fédérer les équipes et de responsabiliser chaque acteur de la chaîne, sur un modèle proche de « you build it, you run ». L’équipe assure l’administration et l’intégration des briques techniques puis crée les vues à la demande des équipes. Une fois les outils en place, chacun est responsable de la gestion des erreurs ou des anomalies identifiées par Centreon EMS. 

« Nous impliquons aussi bien les fournisseurs d’informations que ceux qui la consomment. Centreon EMS a été un véritable levier pour fédérer les pratiques et les énergies autour d’un outil commun, impliquer chacun dans la supervision et développer la communication entre les équipes.»

Et après ? Développer toujours plus de communication auprès des Métiers

Au fur et à mesure, l’équipe fait évoluer la solution de supervision pour éviter « l’arbre de Noël qui clignote » et ajuster les indicateurs afin de rester fidèle au SI qu’ils cartographient, dans une logique d’amélioration continue.

La prochaine étape consistera, selon Frédéric, à élargir les usages de la supervision et à communiquer sur les indicateurs auprès des Métiers : « Nous savons qu’une solution de supervision n’est jamais finalisée ! Nous prévoyons de créer des vues spécifiques sur environ 15 applicatifs métiers critiques tels que le SI financier, l’état civil, la messagerie ou encore les bornes d’accès en secteur piétonnier. L’idée est de mieux communiquer avec les Métiers au travers de vues et de tableaux de bord adaptés. Nous sommes également attentifs à toutes les innovations que développe Centreon, notamment sur le thème de la mobilité, et qui sont autant d’opportunités d’enrichir notre offre. »  Pour cela, l’équipe sait qu’elle peut compter sur l’expertise des équipes Centreon dont elle a déjà pu constater l’efficacité que ce soit en termes de formation, de transfert de compétences ou de support.

 « Le modèle packagé et prêt à déployer de Centreon EMS nous convient parfaitement. Il apporte une visibilité et une flexibilité à la fois technique et budgétaire sur les évolutions à venir, indispensable pour répondre aux exigences d’agilité d’un périmètre qui évolue en permanence. »

 

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